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Ximena de Leon Lucero

Nourrie par un parcours pluriculturel et émotionnellement dense, je ressens le besoin d’une certaine déconnexion avec l’extérieur avant le moment de création. La tête vide, comme une feuille blanche, se laisse prendre par le trait de mon crayon. L’imaginaire prend son envol et ainsi surgissent des sentiments enfouis en moi qui vont se transposer sur le support (cuivre, papier). Aujourd’hui, cela se manifeste par des formes, plus ou moins réelles, qui occupent l’espace et, tels les comédiens d’une pièce de théâtre, prennent place dans un dialogue, un échange. Ces formes deviennent les personnages d’un conte rempli de sentiments plus au mois heureux : le reflet d’un instant de vie. Il s’agit d’essayer de saisir un morceau d’une histoire sans fin, celle des relations entres des êtres vivants. De raconter sans parole, de dire sans mot ; de permettre à celui qui regarde l’image de s’y retrouver.

Je pratique la taille douce sur cuivre, le monotype et le dessin. Le plus souvent je mélange le trait puissant et net du burin à celui sensible et doux de la pointe sèche. Je fini par faire un collage des tirages faits au préalable sur papier japon : construit, détruit, pour en suite reconstruire : composer et décomposer à l’infini, comme le vent façonne la pierre à fur et mesure que le temps passe. Dans un autre registre, plus intime, il m’arrive aussi de me laisser prendre par la profondeur des noirs veloutés de la manière noire faite au berceau. Le dessin, quand a lui, à est toujours présent et reste le témoin privilégié de l’évolution de mon travail.

SALON MULTIPLES

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